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Histoire du peuple mongol

            

Histoire de la Mongolie

 

 

"Un peuple qui peut construire un mur comme celui-ci a certainement un glorieux passé dont il peut être fier" - Richard Nixon Président des États Unis devant la grande muraille de Chine.

 

"Le peuple qui a obligé à la construction d’un tel mur a certainement un passé au moins aussi glorieux dont il peut être fier" - B.Baabar Historien mongol

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Chronologie    &    Histoire détaillée

  Introduction

 

 

 

 

 

 

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L’histoire de la Mongolie est dominée par la stature mythique de Genghis Khan (Chinggis Khan pour les mongols)qui a la tête de ces hordes de tribus nomades réunifiées sous sa bannière, a conquis au 13e siècle le plus vaste empire que la terre ait jamais connu, se frayant un chemin de sang et de fureur de l’océan pacifique jusqu’au cœur de l’Europe. 

 

Temudjin, son véritable nom avant d’être proclamé Chinggis Khan, est une quasi divinité pour les mongols : il leur a apporté la gloire, les conquêtes et un code de conduite et d’organisation. Son image  est plus que jamais présente dans la Mongolie d'aujourd'hui malgré qu'il fut présenté comme un barbare sanguinaire par l'histoire officielle pendant le communisme.

 

Les farouches guerriers nomades des steppes ont durablement et douloureusement marqué tous les peuples qui les ont connu de près ou de loin, et leurs expéditions conquérantes sont relatées depuis le 5e siècle avant JC par les premiers écrits Chinois. 

 

Cette vaste terre rude de hauts plateaux a été le creuset de nombreuses peuplades et civilisations, dont la plupart sont peu connues.

Les dernières études génétiques ont ainsi confirmé que les amérindiens et les tribus de la Sibérie et du Nord de la Mongolie ont des origines communes. 

 

Les steppes mongoles sont également le berceau des terribles Huns et leur chef Attila le fléau de Dieu qui sema la panique dans la chrétienté, à la chute de l'Empire Romain.

 

L’Empire mongol quant à lui ne durera que deux siècles le temps que les invincibles guerriers ne soient assimilés par les civilisations conquises. 

 

L’histoire des trois derniers siècles, moins connues est celle d’une tutelle chinoise jusqu’à l’indépendance de 1920, puis d’une tutelle russe, avant la démocratisation et l’ouverture du pays en 1990. 

 

 

  Chronologie de l'Histoire mongole 

 

Préhistoire

 

500 000 av. JC Présence humaine en Mongolie

4000 av. JC à 2000 av. JC Age du bronze

2000 av. JC Développement de l'élevage en Mongolie

700 à 500 av. JC Transition vers le début de l'âge de fer

400 av. JC Construction de la Grande Muraille de Chine, qui servait de frontière entre la Chine et les Xiongnu

 

Les Xiongnu et les autres empires des steppes 

 

209 av. JC Modun Shanyui construit le premier Empire, nommé Hiong-Nu

200 av. JC L’empire mongol Xionghu (Hiong-Nu) s’étend jusqu’à la rivière jaune

1 à 100 ap. JC L’empire Xionghu est expulsé de Chine

156 L’empire Xianbei (Sumbe) bat l’empire Hiong-Nu et devient plus puissant en Asie Centrale

317 Les Xianbei conquèrent le Nord de la Chine

360 Fin du règne des Xianbei

386-533 Période de la dynastie Wei du Nord, établie par les Toba dans le Nord de la Chine

Liens précoces possibles entre les Mongols et le bouddhisme tibétain.

745 à 840 Règne des Ouïgours

840 Les Kyrghiz entrainent la défaite des Ouïgours au pouvoir

916 Début du règne des Kitan, établis au delà de l'Est de la Mongolie, de la Manchourie et du Nord de la Chine.

1122 Les Kitan qui étaient au pouvoir sont battus par les Chinois

 

 

Le Grand Empire Mongol

 

1162 Naissance de Temudjin, qui deviendra par la suite Chinggis Khan

1189 Temudjin prend le titre de Chinggis Khan (Roi Universel)

1189 à 1205 Chinggis Khan réuni toutes les tribus mongoles

1206 Chinggis Khan se proclame dirigeant de l’Empire Mongol

1211 Chinggis Khan lance ses attaques contre la Chine

1215 Pékin tombe et devient mongole

1227 Mort de Chinggis Khan

1229 Ogedei Khan, son troisième fils et son préféré est proclamé second Khan

1231 Invasion de la Corée

1232 Le service de poste par relais à cheval (örtöö) est mis en service en Mongolie

1235 Karakorum devient la capitale de l’Empire Mongol

Arrivée de Marco polo à Karakorum

1237 Début des campagnes en direction de la Russie et de l’Europe (bataille de la rivière Kalka) qui s'arrêteront à Vienne avec la mort d'Ogedei

1236 à 1240 Campagnes contre la russie par Bat Khan, petit-fils de Chinggis Khan, avec sa Horde d'Or

1240-1480 La souveraineté sur la Russie est établie par la Golden Horde

1241 Mort de Ogedei

1241 à 1242 Les Mongols envahissent la Pologne et la Hongrie

1246 Guyuk, fils d’Ogedei, devient Khan et soumet le  Tibet. Il meurt dans la même année

1247 Le premier recensement de la population est organisé en Mongolie

1251 Mongke (Monkh) , neveu d'Ogedei, devient Khan

1251 L'Iran tombe aux Mongols

1254 Arrivée à Karakorum du moine fransciscain Guillaume de Ruysbroeck envoyé par le roi de France, 

Louis IX

1256 Les Mongols saisissent Bagdad

1259 Mort de Mongke

1260 Les Mongols échouent contre les Mameluk d'Egypte

1261 Kubilaï Khan, petit-fils de Chingis Khan devient grand Khan

1264 Déplacement de la capitale de Karakorum à Pékin

1271 Kubilaï Khan renomme son empire l'empire Yuan

1274 et 1281 Attaques sans succès pour l’invasion du Japon

1275 Arrivée de Marco Polo en Chine

1276 Hangzhou, capitale de la Chine des Song tombe aux mains des Mongols

1279 Kubilaï Khan Khan, petit-fils de Chinggis Khan, complète la conquête de la Chine : la dynastie des Song du Sud tombe et il unfie la Chine sous son empire (création de la dynastie des Yuan)

1294 Mort de Kubilaï

1299 Invasion de la Syrie par les Mongols

1333 Togoontömör accède au trone de l'empire des Yuan

1368 Les Mongols sont chassées de Chine et la dynastie Yuan est détruite et la dynastie Ming se créé

 

 

Chute de l’Empire Mongol et domination par les Manchous 

 

1388 Destruction de Karakorum par les Chinois

1391 Timur vainc la Horde d'or

1400 à 1454 Guerre civile en Mongolie

1409 à 1449 Nouvelles attaques mongoles contre la Chine

1466 Dayan Khan réunit la plupart des tribus mongoles.

1480 à 1502 Les Moscovites mettent fin au control des Mongols sur la Russie; les derniers membres de la Horde d'or sont vaincus

1571 Les Mongols mettent fin à 300 ans de guerre avec les Chinois

1578 Altan Khan converti les Mongols au bouddhisme et donne le titre de Dalaï Lama à Sonam Gyatso

1586 Le bouddhisme devient la religion officielle

1589 Début de la construction d’Erdene Zuu, premier monastère de Mongolie

1641 Zanabazar est proclamé chef du bouddhisme en Mongolie

1641 à 1652 Les Russes battent les Bouriates et regagnent le contrôle de la région du lac Baïkal

1672 Incursion des Mongols en Sibérie et en Russie

1691 La plupart des Mongols Khalkha acceptent la souveraineté des Mandchous et sont inclus dans l'empire chinois (dynastie Qing 1644-1911)

1728 Le traité sino-russe de Khyakhta redéfinit les frontières traditionnelles de la Mongolie

1732 Les Mongols Dzungar sont battus. fin de l'indépendance de la Mongolie

1750 La Chine divise la Mongolie en deux entre le Nord, la Mongolie Extérieure, et le Sud, la Mongolie Intérieure 

1783 Le dernier des descendants régnat de Chinggis Khan est battu par les Russes.

 

 

Indépendance, socialisme et démocratie

 

1er décembre 1911 Indépendance de la Mongolie Extérieure par rapport à la Chine

28 décembre 1911 La Mongolie établi un gouvernement théocratique autonome

5 Novembre 1912 Un accord sino-russe reconnaît la souveraineté de la Chine sur la Mongolie 

25 Mai 1915  La Russie, la Chine et la Mongolie signent le traité de Kyakhta afin de garantir l’indépendance à la Mongolie

Septembre 1918 Les troupes chinoises occupent la Mongolie Extérieure 

Mars à Juin 1920 Le Parti Populaire de Mongolie se forme et établit des liens avec le mouvement communiste international et avec les Soviets

Octobre 1920 Les Russes blancs envahissent la Mongolie

1er au 3 Mars 1921 Le premier congrès national  du Parti Populaire de Mongolie a lieu à Kyakhta, dans l'Union Soviétique

13 Mars 1921 Création du Gouvernement Populaire Provisoire de Mongolie

Juillet 1921 L'armée russe et mongole chasse les Russes blancs de Mongolie

11 Juillet 1921 Proclamation du Gouvernement Populaire de Mongolie, une monarchie restreinte

14 Septembre 1921 Proclamation de l'indépendance de la Mongolie par Sukhbaatar

5 Novembre 1921 Les Soviets reconnaissent le Gouvernement Populaire de Mongolie

22 Février 1923 Mort du héros révolutionnaire Sukhbaatar

1924 Mort du 9éme Bogdo Khan (Roi-Sacré) qui n'avait plus aucun pouvoir

31 Mai 1924 Un accord sino-russe reconnaît la souveraineté de la Chine sur la Mongolie

Août 1924 Le Parti Populaire de Mongolie devient le Parti Révolutionnaire Populaire de Mongolie 

6 Novembre 1924 Premier grand congrès de l'Oural

25 Novembre 1924 La République Populaire de Mongolie est proclamée par les Communistes; la capitale est renommée Ulaanbaatar (le héros rouge)

Mars 1925 Les troupes soviets se retirent en apparence

Décembre 1928 Horloyn Choybalsan devient leader politique

1929 à 1932 Les biens féodaux sont confisqués et les communautés religieuses sont supprimées

Avril-Mai 1932 L'aide soviétique de troupes apaisent les rébellions ; le parti nie l'extrémisme 

27 Novembre 1934 L'"accord des messieurs" entre la Mongolie et la Russie autorise l’entrée des troupes soviétiques en Mongolie

12 Mars 1936 Un traité et un protocole mutuel de défense est signé avec le gouvernement de l'Union Soviétique

1937-39 Le haut gouvernement organise des purges parmi les religieux

1938 Les monastères bouddhistes sont fermés

1939 Choybalsan émerge comme un chef incontesté 

1939 Les troupes russes et mongoles battent les Japonais à l’est de la Mongolie (Khalkhyn Gol)

Mars-Avril 1940 Yumjaagiyn Tsedenbal devient secrétaire général du parti

10 Août 945 La Mongolie déclare la guerre au Japon

5 Janvier 1946 La Chine reconnaît l'indépendance de la Mongolie

27 Février 1946 Le traité de l'amitié et de l'aide et de l'accord mutuels sur la coopération économique et culturelle est signé avec l'Union Soviétique

Février 1949 Le neuvième grand congrès de l’Oural national, premier depuis 1940 a lieu

26 janvier 1952 Mort de Choybalsan

Mai 1952 Tsedenbal devient premier ministre

Décembre 1952 Un accord de coopération économique et culturel est signé avec la Chine

Avril 1956 Le "culte de la personnalité" envers Choybalsan est condamné

Octobre 1956 Début de nouveaux efforts collectifs

6 juillet 1960 Une nouvelle constitution est adoptée

27 octobre 1961 La Mongolie admise aux Nations Unies

Janvier 1962 Le "culte de la personnalité" envers Choybalsan est de nouveau condamné

7 juin 1962 La Mongolie rejoint le Conseil pour l'Aide Économique Mutuelle (Council for Mutual Economic Assistance, Comecon)

1966 De sérieuses différences entre la Mongolie et la Chine émergent

Juin 1974 Jambyn Batmonh devient Président du Conseil de Ministres et continue en tant que premier secrétaire du parti

Tsedenbal devient Président du Presidium du conseil populaire du grand Oural

23 Août 1984 Tsedenbal se retire

Batmonh devient secrétaire général du parti

12 Décembre 1984 Batmonh est élu Président du Presidium du conseil populaire du grand Oural

Dumaagiyn Sodnom devient premier ministre

Avril 1986 Un accord commercial à long terme est signé avec la Chine

15 Janvier 1987 L' Union Soviétique annonce son intention de retirer une de cinq divisions soviétiques postée en Mongolie

27 Janvier 1987 Des relations diplomatiques sont établies avec les Etats-Unis

28 Novembre 1988 Un traité sur un système de commande des frontières est signé avec la Chine

7 Mars 1989 Les Soviétiques annoncent que le retrait projeté de l'ensemble des troupes a été mené à bonne fin

1992 Annonce de la nouvelle constitution, les communistes gagnent une autre élection 

1996 De façon inattendue, la coalition démocratique bat à plat de couture les communistes aux élections législatives.

2000 Nouvelle alternance, les communistes battent à plat de couture les démocrates à l'élection suivante.

 

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  L'histoire de la Mongolie
   

Les Huns

 

 La Mongolie avant qu’elle soit peuplée par ses habitants actuels, était habitée par différentes nations depuis la nuit des temps. La première entité gouvernementale, dans ce qui est aujourd’hui la Mongolie, sont les Xiongnu, ou les Huns. Les historiens s’interrogent toujours si les Huns était des pré-mongols ou des turcs. Néanmoins les Huns formaient une nation ,extrêmement élaborée en Centre Asie, dirigé par un monarque(appelé « shanyu »).

 

En 209 av.JC, le nouveau shanyu, Modun, commença à impressionner les nations voisines en créant un vaste royaume recouvrant la plupart de l’actuelle Mongolie et de l’Asie centrale. La nation des Huns était en conflit avec la dynastie chinoise Han ce qui engendra un conflit majeur pour le contrôle de la région. Bien que l’armée du shanyu Mondun était en sous nombre par rapport à l’armée chinoise, elle réussit a la battre et à faire signer à la Chine un traité de paix qui reconnaissait Modun et  la nation Hun. Mondun engagea aussi avec succès des batailles à l’Ouest contre les Sogdians(un peuple de langue iranienne).

 

A la mort de Mondun en 174 av.JC, les Huns bénéficiait d’un système administrative et d’une armée efficace. Les Huns pratiquait le shamanisme et adorait les esprits et les démons. Le seul rival des Huns était les chinois. Finalement le corps dirigeant de Mondun commença à stagner et les princes furent impliqués dans des intrigues qui affaiblirent l’Etat. En 90 av.JC, l’empereur chinois U-Di lança une grande offensive contre les Huns. Shanyu  soumit  les Huns et quelques sujets de son  Royaume pour les affronter. La bataille de Yangjan marqua la dernière grande victoire de la nation Hun.

 

Après cette bataille, les princes Huns conspirèrent et se rebellèrent contre le royaume toujours affaibli. Déclenché par les émissaires chinois, les Non-Huns asservis firent sécession et le pouvoir du shanyu déclina de jour en jour. Les relations avec la dynastie des Han étaient alors jalonnées de guerre et de paix.

 

En 48 av.JC, la nation Hun se sépara en deux partie, nord et sud. Les Huns du sud reconnaissant le pouvoir de l’Empereur chinois. La Huns du nord faisant face, eux, à de nombreux  problèmes. Dans un premier temps, leurs voisins, les Xianbi(ou Syanbi) lancèrent une offensive contre les Huns du nord. Impuissants face à l’inimitié chinoise et aux attaques Xianbi, les Huns du Nord émigrèrent à l’ouest environ en 150. De cette façon les Huns du Nord se divisèrent en quatre groupes.

-Les Xianbis absorbèrent quelques Huns

-D’autres émigrèrent vers la Chine

-D’autres émigrèrent vers l’Asie centrale

-Les derniers allèrent plus loin à l’est et devinrent des Européens

Le fameux empereur Attila initia ce mouvement vers les pays européens et créa un état éphémère en Europe centrale, qui disparaîtra après sa mort.

 

 

Xianbi et Joujan

 

L’Histoire considère en général que les Xianbis ont des origines mongoles. Leur premier leader, Tanshihuai, regroupa des clans épars et envahit les Huns et les Chinois. Il accéda très jeune au pouvoir et atteignit de nombreux objectifs politique de la nation Xianbi. Il se débarrassa des Huns et en 158 il sécurisa les frontières du sud en attaquant les Chinois. Ces derniers répliquèrent avec une armée de 30000 soldats qui fut victorieuse. Tanshihuai devint un leader reconnut de l’Asie centrale, il mourut tôt. Le pays Xianbi connut des affrontements et ne fut plus jamais unifié.

 

La période allant de 250 à 550 fut tumultueuse pour l’Asie centrale et la Chine. Les Xianbis et les Huns attaquèrent la Chine et mirent en place plusieurs gouvernements qui connurent  courte vie. Chacun faisait la guerre l’autre. L’état Jiao des Huns et les états Muyun et Toba des Xianbis étaient dominants durant cette période chaotique de guerres et de révoltes. Les leaders Xianbis se surnommaient « khans ». Ce terme s’appliqua plus tard à tout les gouvernements nomades.

 

Quelques Xianbis déclarèrent les steppes mongoles le royaume Joujan. C’était un grand domaine recouvrant totalement et équilibrait le pouvoir avec les empires Toba et tibétain.  Grâce à un système gouvernementale complexe les Joujan prirent efficacement le contrôle des peuples Tele à l’ouest. Les Joujan introduirent l’obéissance militaire. Comme les Huns, le peuple Joujan croyait en les esprits de la nature et pratiquait la divination et la sorcellerie. Néanmoins, les documents historiques laissent à penser que les missionnaires bouddhiste étaient présent dans le royaume Joujan et qu’ils pratiquèrent de nombreuses conversions. En particulier le moine Dharmapriya qui convertit plus de 300 familles Joujan.

 

Au 6ème siècle, la  pénible guerre entre les Joujan et l’empire Toba s’acheva. Toba, une province Xianbi en Chine, tomba entres les mains du peuple qui reprit le contrôle de sa terre. Les Joujan souffrirent de mutineries de la part des peuples dominés, en particulier des turcs. En 545, le leader turc Bumin se rebella contre la domination Joujan et conduisit son peuple jusqu’en Chine ou ils périrent ou furent assimilés.

 

 

L’Empire turc

 

Le nom turc ici ne devra pas être confondu avec le terme turc moderne. Bien que les turcs d’aujourd’hui partagent des racines communes avec les turcs, ce sont deux nations différentes, chronologiquement et géographiquement.

 

Bumin et son allié Istemi créèrent a vrai empire eurasien allant de la mer jaune à l’Oural. Dans les années 555-590, l’armée turc rallia la mer Caspienne et se lièrent avec les Byzantins et les Iraniens. L’empire turc bénéficiait du passage de la Route de la Soie ce qui rapportait beaucoup de revenus. Les turcs réussirent à vaincre les chinois et exigèrent de la soie en réparation. De plus, les turcs entretenaient de bonnes relations avec les byzantins et recevaient des ambassadeurs de Constantinople.

 

Une si grande monarchie dégénéra en conflits et se divisa en un royaume de l’est et un royaume de l’ouest. La cause de cette division étaient des querelles entres les princes et l’insurrection des nations conquises. Au début du 7ème siècle, le Khan Kat-Il du royaume de l’est fit encercler la Chine de la dynastie Tang. Les turcs de l’ouest formèrent un confédération pour apaiser les peuples de la région, qui se finit par se dissoudre. La dynastie Tang établit son hégémonie de l’Asie centrale en l’an 630.

 

L’Empire turc produisit de nombreux document écrits qui furent sur des monument en pierre. Ces inscriptions dans la pierre étaient écrites en ancien alphabet turc, et en dit beaucoup sur leur religion et leur mode de vie. Les turcs étaient païens et pratiquaient le shamanisme.

 

Les turcs, sous la dynastie Tang, se battirent dans l’armée chinoise contre les coréens, les tibétains… Mais, selon la pierre turc, ils se révoltèrent et établirent le second empire turc. Les turcs du second royaume sont appelés les « turcs bleus » car ils vénéraient leur ciel bleu.

 

Les turcs bleus retournèrent dans la steppe et se retrouvèrent encerclés d’ennemis, les chinois au sud, les Karluks et les Kyrgyz à l’ouest. Les turcs bleus, emmenés par le brillant général Kultegin les battit un par un et devint une force dominante en Asie centrale. Sous le khan Bilge, le général Kul-tegin et le chancelier Tonyukuk, les turcs bleus retrouvèrent leurs anciennes traditions. Les générations suivantes connurent une paix relative. Le khan suivant, Yollig-tegin, fut l’auteur de nombreuses écritures sur  pierre.

 

En 745, le second empire turc subit une guerre civile avec les Uighurs, une nation qui parlait turc et aujourd’hui séparée. Uighurs gagnèrent ce conflit et construirent leur royaume sur les ruines de l’empire turc.     

 

 

Uighurs et Kidans

 

  • les uighurs

 Les uighurs était un peuple de langue tuc, nomade qui vivait en Asie centrale. On ne doit pas les confondre avec les uighurs d’aujourd’hui qui sont sédentaires. Le second royaume des turcs bleus fut victime d’intrigues sanglantes. Les sujets commencèrent à se rebeller. Les Uighurs excellaient dans la mutinerie et réussirent à renverser les turcs. Le khan Peilo revendiqua l’indépendance et établit des relations diplomatiques avec la Chine des Tang. Son héritier, Moyanchur, monta sur le trône en 747, quand il dut faire face à des émeutes de la part de la noblesse uighurs. Ces événements prouvent la fausseté du mythe européen à propos de l’autorité inflexible des dirigeants orientaux. Au contraire, les monarches d’Asie centrale avaient peu de pouvoir politique. Les aristocrates avait un telle liberté qu’ils purent mettre en place une sorte de système de contrôle et équilibre. Cette structure politique étaient très efficace dans les monarchies nomades.

 

Ayant battut les rebelles, le khan Moyanchur mena les uighurs en guerres afin de sécuriser le pays. Il terrassa les nations Turgesh et Kyrgyz. Plus tard, le royaume uighur partit en campagne pour se protéger des ennemis et asseoir son hégémonie. Les uighurs étaient impliqués dans de nombreux combats et rebellions chinoise. Par exemple, ils avaient des relations avec le Tibet, et ces trois royaumes, c’est-à-dire uighurs, chinois, et tibétain, se battirent entres eux, formant des alliances et des coalitions.

 

Ces combats continus affaiblirent le royaume uighur. Au 9ème siècle, les uighurs durent faire façe à des courants séparatistes parmis les peuples soumis. Plus particulièrement, le seigneur kyrgyz Ajo qui déclara l’indépendance de sa nation en 818 et menacèrent les uighurs de les envahir ; ce qui arriva en 840. L’armée kyrgyz prit la capitale et le trésor et expulsèrent tout les habitants. Tout les uighurs qui restèrent, menés par Pan, s’enfuirent vers le Zungaria. Certains s’échappérent à l’extrême est en Mandchourie.

 

Les uighurs adoraient les esprits de la nature et les démons. Puis dans la deuxième moitié du 8ème  siècle, les uighurs se convertirent à la foi manichéene, introduit par l’Iran. C’était un mélange mystique de christiannisme et d’agnotisme. Cette nouvelle religion introduit un nouvelle alphabet, dérivé de l’écriture Sogdian.

 

  • les kidans

Les kidans étaient une minorité mongole, des érudits l’ont prouvé un peu plus tard . Bien qu’ils ne soient pas les ancêtres directs des actuels mongols, les kidans parlaient un langage similaire à la futur et inhabité Mandchourie de l’ouest. Les kidans avaient une monarchie élue. Les représentants des huit clans kidan élisaient une seul dirigeant pour trois ans. De cette manière, les kidans vécurent la plupart du 9ème siècle sans prêter attention aux guerres incessantes de leurs voisins.

 

Mais en 907, un brillant dirigeant, Elui Ambagan, refusa d’abandonner sa position après trois ans et annonça qu’il s’autoproclamait empereur. Durant l’année qui suivit Elui Ambagan conquit les nations avoisinantes en renforçant ainsi sa place en Asie centrale. Quand il mourut, son fils Deguan reçut un royaume stable qui allait rivaliser avec le royaume précédent. En 936, Deguan annexa 16 provinces chinoise y compris Beijing. Cela permit à Deguan de faire reconnaître son titre d’empereur aux chinois.

 

En 946, Deguan lança son armée en Chine et captura la capitale.  D’après la cérémonie traditionnelle de cette époque, il proclama la naissance de la dynastie Liao. Le nouvel empire accomplit de nombreuses tâches comme à marchander avec la Chine du sud et pacifier les peuples indigènes du nord-est. De 966 à 973, il y eu une guerre majeure entre l’empire Liao et les tartares, un peuple nomade. Les kidans Liao se dirigèrent vers le sud et détourna l’armée chinoise du sud. Les kindans passèrent les vingt années suivantes à garder sous leur contrôle les peuples tartares et tszubu. La guerre avec la Corée était improductive.

 

Les jurchens était un peuple de langue mandchoue qui rendit hommage à la dynastie Liao. Voyant que celle ci croulait sous l’énorme poids des dépenses de guerre et des affrontements royaux, les jurchens se rebellèrent et attaquèrent les kidans. L’empire Liao périclita en 1125.

 

Le brave prince Elui Dashi conduisit une série de contre attaques su les jurchens mais ne réussit pas à sauver le royaume. Il rassembla le peu qu’il lui restait de son peuple et s’enfuit à l’ouest. Il y rencontra les Seljuks. En 1141, le sultan Seljuk, Sanjar, lança son armée contre les kidans fuyant la Chine. Elui Dashi se battit courageusement contre le sultan et le battit. Alors Elui Dashi s’installa en Asie centrale et forma un petit état. Plus tard, ces kidans furent connus comme les kara-kidans ou les black kidans.

 

Il est intéressant de noter que les kidans utilisaient les caractères chinois dans leur langage, alors que les seigneurs nomades utilisaient l’alphabet syllabique iranien ou les runes. Le gouvernement de l’empire Liao était calqué sur le modèle administratif chinois. Les kidans étaient très cultivés. L’académie Han-Lin donnait des cours de chinois et de kidan aux princes.  

 

 

La Mongolie de 970 à 1206

 

Les Mongols sont un peuple ancien. Les historiens chinois confirment l’existence de tribus mongols même au 10ème siècle. A cette époque les mongols habitaient à l’est de l’Asie centrale et en Mandchourie du nord. Les légendes racontent que les géniteurs du peuple mongol sont Loup Gris et Jolie Biche, mais le premier mongol reconnu est Bodonchar, qui sortit son peuple de l’oubli, on date cet évènement à environ 970.

 

Ces descendants devinrent les souverains des mongols mais le titre était seulement nominal. De nombreux clans et tribus avait leur propre chef. Emergeant en tant qu’entité nationale divisée les mongols furent plongés dans la politique de la région. En Asie centrale le pouvoir appartenait à la dynastie jurchen de Tszing. Les jurchens attaquaient les peuples nomades de temps en temps afin de les éloigner de leurs frontières.

 

Les souverains mongols défendirent infructueusement leur territoire, cela en raison à la séparation de nombreux clans. En 1162, Temüjin, le futur Chinghis, naquit de Yesugey, un parent du khan mongol. Quand il eut 10 ans, le peuple ennemis, les tatars, empoisonnèrent son père. La famille de Temüjin fut plus tard abandonné par ses proches. Donc les deux veuves de Yesugey habitèrent ensemble avec six enfants en bas âge. L’aîné, Temüjin,, prit de l’importance assez rapidement. Quand il atteint l’âge de 20 an, il réussit à rassembler un groupe de partisans qui le suivirent ardemment.

 

En 1185, la grande assemblée des nobles mongols proclamèrent Temüjin khan de Mongolie et lui donnèrent le nom de Chinghis. Bien que les seigneurs influent reconnaissaient Chinghis, il y avait une opposition importante contre lui, des actions militaires débutèrent. Chinghis souffrit de défaites et s’enfuit probablement en exil, après laquelle il eut seulement une poignée de supporters. En 1193 environ, Chinghis reprit le rôle de leader en Asie centrale. I dérouta ses ennemis et ses rivaux. Chinghis commença à unifier les nombreuses tribus mongoles en une seule nation mongole.

 

Par conséquent, en 1206, la grande assemblée des leaders mongols élirent unanimement Chinghis comme khan de Mongolie. Cette fois il n’y eut personne pour s’y opposer. L’année 1206 marque l’établissement de l’Etat mongol.

 

Chinghis institua une loi codifié à la place des habitudes nomades et réorganisa l’armée, les taxes et l’administration de l’Etat. Il introduisit également l’alphabet mongol, un dérivé de l’écriture uighur.  

 

 

L’empire Mongol

 

Chinghis partit dans une guerre décisive avec la dynastie Jurchen en Chine du nord. Son fils, Juchi, conquit la plus grande partie des territoires sibériens sécurisant ainsi les frontières du nord. Le succès de cette guerre marqua un tournant pour les mongols. De plus Chinghis mis en place une énorme campagne militaire sur le flanc est. Après avoir vaincu les kara-kidans, les mongols se rapprochèrent de Khwarezm, l’actuel Uzbkistan et Afghanistan. La guerre avec Khwarezm débuta en 1218. L’armée mongole traversa leTransoxania, dominant ainsi les grandes villes khwarezmian. Urgench, Samarkand, Gherat, Merv,, Bukhara et plusieurs nombreuses villes tombèrent sous la coupe de Chinghis.

 

En 1221, Jebe et Subedey, deux talentueux généraux allèrent plus à l’ouest et longèrent la mer Caspienne. Dans leur avancée, ils approchèrent la Géorgie et l’Arménie. Ces deux royaumes caucasiens étaient conquis par les mongols, qui, plus tard traversèrent les montagnes caucasiennes et entrèrent les terres des princes russes. En 1223, Jebe et Subedey rencontrèrent les russes sur la rivière Kalka et les terrassèrent. Les deux généraux firent alors demi-tour et rentrèrent chez eux en passant par la Volga, la Bulgarie et l’Oural.  

 

Chinghis mourut en 1227. Il laissa derrière lui un colossal empire s’étendant de la Caucase à la péninsule coréenne, de la Chine à la Sibérie. Son fils Ögedey s’assit sur le trône en 1229. Il continua la guerre avec les jurchens qui palais après palais souffrirent de pertes. En 1235, la Mongolie s’empara du dernier fort jurchen.

 

L’empire mongol avait une structure hiérarchique strict. Le pouvoir principal était dans les mains du khan. L’organe consultatif était la Grande Assemblée Huralday, composée de généraux et de l’aristocratie. Le demi frère de Chinghis, Shihihutug était responsable des devoirs judiciaire. Tsagaaday, le cadet de Chinghis, assurait le bn fonctionnement de la Grande Loi, la Yasa.

 

En 1235, l’Huralday approuva que la campagne à l’ouest soit dirigée par Batu, le petit-fils de Chinghis, assisté par le général Subedey. L’armée  marcha des centaines de kilomètres et prit la Russie. Dans la courte période allant de 1237 à 1240, les militaires mongols capturèrent d’importantes villes russes comme Kiev, Vladimir et Ryazan…

 

Batu entra alors en Europe en attaquant la Hongrie et la Pologne. En 1241, les mongols vainquirent les européens à Leignitz. En 1242, quand Batu atteignit l’Adriatique, laissant la Hongrie, la Moravie et la Bohème en ruines, un message arriva apportant la nouvelle que le khan Ögedey était mort et que les princes de la dynastie Chinghis devaient retourner en Mongolie. Bat partit d’Europe et s’installa dans la région de la Volga et fonda la Horde Dorée.

 

Les résultats de la campagne de l’ouest amenèrent la Mongolie sur la scène internationale. Les émissaires européen venaient jusqu’à la capitale mongole, Karakorum, pour développer des relations diplomatiques avec le khan.

 

Le khan suivant Gyueg régna seulement deux ans. Le trône fut donné à Mönh, un politicien perspicace qui conserva des relations avec le Pape Romain Catholique et les rois européen. Mönh lança la campagne du centre-ouest. L’armée alla en Iran et en Syrie. En 1258, les mongols capturèrent Baghdad et installa un nouveau dominion.

 

Le khan suivant Hubilay qui hérita de l’empire en 1260 conquit la Chine du Sud et annexa la Corée. Son régner fut le plus long. Le Vietnam et Burma reconnurent la seigneurie de la Mongolie. Néanmoins le désir de Hublot de conquérir le Japon fut un échec. Deux flottes échouèrent. En 1279, Hubilay transféra la capitale de Karakorum à Beijing et forma la dynastie Yuan.

 

En 1298 environ, l’empire mongol couvrait la plupart du continent eurasien. L’empire était une union de quatre dominions :le domaine mongol(Mongolie, Chine), la Horde Dorée(Russie et l’Oural), le domaine de Chagatay(Asie centrale) et le royaume Ilkhan(Iran et centre-ouest).

 

Les khans après Hubilay ne furent pas de bons dirigeants, ils étaient incapable d’administrer un si vaste empire.  Les mongols étaient une petite minorité dans les espaces conquis. Les unes après les autres les révoltes éclatèrent et les provinces firent sécession. En 1312 la Horde dorée se sépara de la métropole. Les natifs de du domaine Chagatay prirent le contrôle dans les années 1340. Les mongols en Iran disparurent progressivement de la population native.

 

Le gouvernement central de l’empire montrait aussi des signe de déclin. C’est ainsi que le khan Togoon-Tömör et les autres mongols fuirent la Chine en 1368 quand les mutineries chinoises commencèrent à s’étendre. C’était la fin de l’empire mongol.

 

 

La Mongolie de 1368 à 1691

 

La chute de l’empire mongol causa une sérieuse crise dans la société mongole. Cette période est appelé « l’âge des sous monarches » en historiographie. En effet, les dirigeants de la Mongolie après 1368 régnait peu de temps et était en crise permanente avec la noblesse. Le khan perdit une grande partie de ses pouvoirs. Les seigneurs locaux  commencèrent à prendre de l’autonomie dans leurs affaires. La seule ancienne nation mongole se désagrégea. Les Oirads firent sécession et formèrent leur propre monarchie. La Mongolie se sépara en une partie est et une partie ouest. La partie est se sépara elle-même en territoire intérieur et territoire extérieur. Les oirads étaient assez actifs et faisaient parfois des incursions en Asie centrale.

 

La langue mongole se fragmenta également en plusieurs dialectes distincts, qui devinrent plus tard des langues. Toutefois, la période 15-17ème siècle fut marqué par des disciples marquants et des poètes. Par exemple, le prince Tsogt n’était pas seulement un combattant mais aussi un poète et philosophe. Le boudhisme arriva en Mongolie au 16ème siècle. En 1572, le khan Altan se convertit au bouddhisme, rejetant ainsi les vieilles croyances chamanistes. Le bouddhisme enseigna aux mongols la littérature, la philosophie, la théologie et les sciences naturelles.

 

La suprématie du khan était limité dans la Mongolie post impériale. 22 khans dirigèrent la Mongolie entre 1370 et 1634. Le prince Oirad s’empara du trône en 1450 brisant ainsi la tradition des descendants de Chinghis. Cinq ans plus tard, la dynastie fut restaurée. En 1470, le khan Batmönh unifia la Mongolie pour 40 ans. Mais sa mort entraîna une plus grande séparation.

 

La période du 15-17ème siècle marqua la naissance de nombreux documents légaux par les seigneurs mongols. Pendant l’empire, la grande loi Yasa dirigea seule la société. Donc quand chaque prince voulait devenir indépendant ils produisaient de nombreuses lois et d’autres documents contraignant. Par exemple, le code légal du khan Altan était en vigueur dans la région Tumed. « La loi Mongole-Oirad » et « Le Code Religieux » font partie des plus importants.

 

En 1575, les mandchous arrivèrent et assaillirent la dynastie chinoise Ming. Leur leader Nurhach déclara son royaume Ching en 1616. L’armée mandchou envahit la Mongolie et firent pression sur les seigneurs mongols.

 

En 1636, le conseil des princes de la Mongolie de l’intérieur admirent leur défaite et reconnurent l’autorité de l’empereur mandchou. Le dernier de la lignée de Chinghis, le khan Ligden résista aux Mandchous jusqu’à sa mort en 1634. Ce fut la fin d’une grande dynastie. Cette situation s’aggrava car certains mongols joignirent  l’armée mandchou pour partager leurs victoires. En 1691, les princes de Mongolie extérieure décidèrent d’accepter la domination de l’empire mandchou, naissant la Zungaria seule province indépendante de Mongolie.

 

 

La Mongolie de 1691 à 1911

 

Les manchous conquirent la Mongolie intérieure et extérieur, en les incorporant à leur empire. L’empereur mandchous devint alors le souverain de la Mongolie. Quoi qu’il en soit la majorité des nobles mongols gardèrent leur titre. Le gouvernement Ching réorganisa l’administration de la Mongolie intérieure avec son accord.

 

Les 24 provinces de Mongolie intérieure furent divisés en 6 régions. L’empire Ching choisit un gouverneur pour la Mongolie extérieure qui résida  dans le ville de Uliastai. Il y avait également un autre gouvernement dans la ville de Ih Huree qui gérait la Mongolie intérieure. Quand la Mongolie de l’ouest succomba finalement au mandchous, ces derniers établirent le gouvernement  Howd en 1725. Le gouvernement mandchou  forma les quatre provinces, la province du khan Sain en hommage à sa contribution dans la guerre contre les oirads.

 

Quand les mongols se convertirent au bouddhisme en 1639, ils élirent un supérieur à la tête de l’Eglise Bouddhiste, sous le titre de Bogd. Le Bogd était responsable des affaires religieuses et quand les mandchous arrivèrent, ils le gardèrent comme le dirigeant bouddhiste officiel. Un ministère spécial qui contrôlait les actes du Bogd et les cérémonies bouddhistes. C’est ainsi que l’empire Ching créa une administration extrêmement élaborée, des taxes et des arrangements politiques pour la Mongolie intérieure et extérieure.  

 

Les mongols résistèrent à l’impérialisme mandchou au moyen de rebellions et de mutineries. En 1755, un grand nombre de mongols menèrent une attaque qui encercla la Mongolie de l’ouest. Parmis les rebelles il y avait le boshigt Galdan, Amarsanaa et Chingunjav. L’attaque fut un succès au début mais les manchous prirent le dessus par la suite et punirent sévèrement les mutins. Amarsanaa fuit la Mongolie et trouva refuge en Russie où il mourut. Les autres furent exécutés.

 

Les lois mandchous en Mongolie recouvraient tout les aspects de la vie mongole. « Halh Juram » qui passa entre 1709 et 1795 fut le document légal de cette époque. Il y avait aussi « les écrits légaux de la Mongolie intérieure » qui passèrent en 1817. Il s’agissait de 63 volumes de diverses causes légales.

 

A l’époque de la domination mandchou, la littérature mongole connut un renouveau. Les poètes et les écrivain produirent de remarquable écrits religieux et séculaires. Le plus fameux était le moine Danzanrawjaa qui vécut au 19ème siècle et fut un grand dramaturge. La plus connue de ses œuvres fut « Saran höhöö ».

 

Le gouvernement mandchou étouffa n’importe quelle idée d’autonomie en Mongolie. Par conséquent la Mongolie passa l 19ème siècle comme une région mineure de l’empire Ching.

 

 

La Mongolie de 1911 à nos jours.

 

Au début du 20ème siècle, l’état Mandchou déclina rapidement et les idées révolutionnaires de l’époque se développèrent. En 1911, la République de Chine remplaca l’état de Mandchourie.

 

Les leaders intellectuels et les hommes d’Etat de Mongolie extérieure amenèrent aussi des changements et proclamèrent l’indépendance du pays. Le nouvel état de Mongolie extérieure était une théocratie. Cela signifie que le Bogd qui était le leader religieux intégra le pouvoir politique séculaire. En 1913, la délégation de représentants de Mongolie extérieure conduite par T. Namnansüren fit une visite dans l’Empire Russe afin de trouver un appui pour sécuriser l’indépendance. Il échouèrent dans leur mission de faire reconnaître la Mongolie extérieure internationalement.

 

En 1915, les discussions entre la Mongolie extérieure et la République de Chine commencèrent dans la ville de Kyakhta. Moscou et Pékin refusèrent de reconnaître l’indépendance de la Mongolie extérieure et donnèrent juste à la Mongolie un statut autonome. 

 

En 1919, le gouvernement républicain de Chine abolit l’autonomie et envoya des troupes en Mongole extérieur. Le but de cette opération à gros risques était de sécuriser les intérêts chinois en Mongolie au cas où les Russes confus de 1917 voudrait s’étendre là. Les leaders indépendantiste mongols résistèrent dans plusieurs régions du pays.

 

En 1921, à la suite de changements révolutionnaires, la Mongolie retrouva son indépendance et forma un état théocratique. Cette fois les pouvoirs du 8ème Bogd furent restreint par le gouvernement. Quand le Bogd mourut en 1924, les leaders révolutionnaires transformèrent la Mongolie en république e adoptèrent la première constitution. Les dirigeants de l’Etat aidés par des conseillers soviétiques choisirent une direction communiste pour la Mongolie.

 

La forme républicaine apporta de nombreuses réformes dans la société. La société devait être sans classes dons la noblesse abandonna tout titre et privilège. La médecine occidentale, la technologie et l’éducation firent leur entrée en Mongolie mettant fin à de vieilles pratiques.

 

 Les années 1930 furent cruelles. Comme dans tout les états communiste à cette époque, les purges politiques affectèrent sérieusement la société. Le régime était responsable de la morts de milliers d’innocents accusés à tort.

 

En 1939, la Mongolie s’engagea dans un conflit majeur avec les japonais le long de la frontière est de la Mongolie, on parle de l’incident Khakhingol. Les petits rixes entres les patrouilles japonaises et mongoles depuis 1936, dégénérèrent en une confrontation frontalière  majeur. L’armée soviétique vint en aide aux mongols. L’armée soviétique/mongole battit les forces japonaises et rendit la frontière est sûre.

 

En 1945, le gouvernement chinois reconnut l’indépendance de la Mongolie. La Mongolie devint un membre de droit de la communauté internationale et rejoint les Nations Unis en 1961.

 

La Mongolie fut un état communiste irréprochablement aligné avec l’union Soviétique jusqu’à la fin des année 1980. Le Monde était en train de changer, il en était de même pour la Mongolie. En décembre 1989, l’opposition démocratique demanda des réformes politique et organisèrent d’importantes manifestations. Finalement, en 1992, la Mongolie adopta une nouvelle Constitution qui garantit une démocratie ouverte et des changements économiques.

 

 

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